Petite surprise de la vie... C'est tragique mais ça reste comique et me permet une chute sympa... Mais vrai.

Faut que je le raconte à quelqu’un... Oui, je pourrais en faire une nouvelle, mais bon, entre ce que j’écris et ce que je réussis à faire publier autant que je relate ça sur le blog… Il est d’ailleurs question d’édition.

J’étais invitée à Nîmes en Noir pour parler de mon  peu diffusé « Chronodrome : Requiem ». Les organisateurs sont sympas (ben évidemment vu qu’ils m’invitent et même qu’ils aiment cette histoire). Il y était question de la « marge », de la marginalité.  

Comme d’habitude je perds un peu mes moyens, j’écoute les autres et j’ai l’impression que lorsque ce sera mon tour ils auront tout dit. Je passe donc sur le contenu de mon intervention. A la fin je précise quand même que je suis tellement en marge que je n’arrive même pas à dénicher un éditeur avec une diffusion nationale…

Arrive le moment où nous passons à table, il y a cet instant de flottement où on n’ose pas s’asseoir. Mon éditeur au grand cœur celui qui me publie en local en sachant qu’il ne peut me propulser en dehors du département, tergiverse et comme je nous trouve un peu ballots à tripoter les dossiers des chaises, je finis par prendre place au hasard. Hasard, mon ami hasard… Une dame, une éditrice se retrouve donc à côté de moi elle est ainsi face à son auteur (une femme) qu’elle accompagne.

Gentiment, elle me demande pourquoi, ou comment je ne sais plus bien, j’affirme avoir des difficultés pour être publiée.

– Ben par exemple, j’envoie mon texte chez vous en priorité car je pensais correspondre à votre ligne éditoriale mais je suis retoquée.

Mon interlocutrice me regarde un peu étonnée. Elle ne pense pas avoir eu mon texte un jour sous les yeux. Bon, c’était il y a longtemps, juste après Cylibris, je lui donne les dates, je précise … Bref. Nous convenons que c’est un acte manqué. Pas grave du tout. Tiens, tu parles, je suis juste en train de tailler la bavette avec l’éditrice dont je rêvais et qui me dit qu’elle m’aurait bien vue appartenir à sa maison. Je reste souriante, tranquille, la vie m’a appris à camoufler mes émotions.

Comprenez-moi, cette dame ne se doute pas qu’elle et sa maison d’édition représentaient le summum, l’aboutissement. Lorsque j’écrivais la nuit, j’espérais alors que c’est chez elle que mes manuscrits deviendraient livres. Parce que je voulais être éditée par cette femme, parce que j’aimais le nom de sa maison d’édition, le format de ses ouvrages, parce que les propos qu’elle tenait dans les interviews, que j’avais pu glaner sur internet, lorsqu’elle définissait sa ligne éditoriale, semblaient me correspondre.

Le jour où j’avais essuyé sa lettre de refus pour Chronodrome, ma déconvenue a été si grande que je n’ai même pas tenté d’autres éditeurs nationaux.

On sympathise, on discute, au lieu de mourir de chagrin je mange ma salade de chèvre chaud. Je boirais bien pour oublier, le vin blanc n’est pas mauvais, mais je dois encore parler aux gens dans l’après-midi, parler de mon livre, de mes personnages.

Elle bataille avec sa viande et moi, je lorgne ses frites… Je ne mange pas de mammifère or les frites accompagnent souvent les plats de viande.

– Tu ne manges pas tes frites ?

Non, vas-y, prends.

Elle ne m’a pas publié, mais j’ai mangé les frites dans l’assiette de Marion Mazauric !

 


Mais pourquoi ai-je donc tué Victor ?

 

Dernièrement j’ai accepté l’invitation de Lectures et Rencontres de Canet en Roussillon par l’intermédiaire de Fabricio Cardenas le directeur de la médiathèque de Canet. Dans un premier temps  J’avais songé alléguer des trucs et des machins qui empêchaient de répondre à l’invitation (oué, je ne suis pas en forme en ce moment et je venais de botter en touche une autre invitation à « animer » une soirée, la dame m’avait dit «  vous parlerez de vos livres etc»). Franchement je ne suis pas très à l’aise pour « parler » de mes histoires. Donc oui, j’invente des prétextes, je n’ai pas encore assez d’aura pour avouer : non ça m’emmerde ! On ne sait jamais, hein, des fois que le jus reviendrait, il ne faut pas se griller bêtement. Et puis Fabricio me dit, « le club des lecteurs a lu Requiem… Ils voudraient vraiment t’en parler surtout que la moitié des lecteurs n’a pas aimé, certains ont été choqués, c’est très tranché, ceux qui ont adoré et qui, du coup, ont lu tes autres livres et ceux qui ont été interpellés par la cruauté et la violence. Ce serait une sorte de débat…

Bon, là, ce n’était plus la réunion Tupperware… J’ai dit ok. Tout d’abord parce que Requiem reste mon histoire préférée, celle qui me reste à l’esprit, celle où j’ai envie de retourner afin d’y retrouver David-Lenny et Samuel que j’ai lâchement abandonnés au sommet d’un piton rocheux en écrivant « à suivre »  en guise de final.

Les gens avaient donc lu, on allait pouvoir causer vraiment, ma prestation ne serait pas un monologue dont le but serait de « vendre » des livres.

Je me suis rendue à la salle de l’écoute du port le 6 avril à 18 heures. Il y avait plein de gens ! Si, si au moins une quarantaine. Et je me suis dit que c’était super que Requiem (livre qui se vend mal) avait été lu par tous ces gens :-)  regroupés en cet endroit.

Je remercie le monsieur dans le public ( il n’y en a pas  beaucoup des messieurs dans les clubs de lecture)  dont je ne connais pas le nom mais dont je retiens le visage qui m’a gentiment interrompue, lorsqu’il a vu à quel point je pataugeais, pour, bien mieux que moi, résumer l’histoire et parler des personnages. Ce monsieur m’a sortie de l’ornière dans laquelle je m’embourbais et le débat a pu commencer. Franchement c’était passionnant, une dame par exemple m’a expliqué qu’une scène de viol au début  (en fait une scène de ménage qui tournait mal) l’avait fait refermer le livre définitivement. C’était intéressant dans le sens où, je l’ai fait remarquer à la dame (je pense d’ailleurs qu’elle était l’épouse du monsieur qui lui avait tant aimé), que l’action en question était suggérée par un détail sordide mais qu’elle n’était pas littéralement décortiquée ni complaisamment décrite, l’imagination avait fait le reste…

J’étais contente, j’avais oublié où j’étais, nous causions tous d’un bouquin, chacun donnait son avis, parlait avec passion des personnages (et même du chien Pilou) et de la trame de l’histoire. Et ce bouquin, c’était le mien : ce mal aimé de Requiem.

Et puis d’un coup, une dame qui n’avait pas beaucoup parlé a secoué la tête comme un peu agacée : «  moi, ce que je voudrais savoir, c’est : pourquoi vous avez tué Victor ? ».

Oui hein ! M’a-t-on aussitôt reproché, Pourquoi et de si cruelle manière ?

J’ai répondu la vérité : je me le demande tous les jours…

Mais bordel ! Pourquoi j’ai supprimé Victor ?

Dix ans que je viens renifler cette histoire comme une chien revient inlassablement vers sa gamelle vide en espérant la trouver pleine, dix ans que je me dis : mais bon sang, j’avais mis tel et tel détail, il y avait une raison. J’avais une idée de suite à l’esprit à ce moment-là, et voilà que je ne m’en souviens plus, je bute sur un truc : Victor est morte (ce n’est pas une erreur ce « e » à la fin, Victor est une fille)…

Je regrette de l’avoir tuée.

Aujourd’hui il pleut, je fais une pause dans mes travaux agricoles, je vais fabriquer de la lessive, refaire un cake vaisselle me concocter un nouveau shampooing solide et faire une boulange, pendant que je touillerai et malaxerai j’essaierai de trouver un moyen de poursuivre sans Victor.

Samedi c’est la Sant Jordi, voyons si ce sera sous la pluie.

 

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Même trouver un titre pour mon article je trouve ça compliqué :-) ou alors : batterie en charge ?

 

Ecrire ? Pour l’instant je fabrique du savon, du shampooing et je plante des graines sous châssis, je me fabrique des mini serres, je bricole des trucs. Lorsqu’il fait beau, je coupe des branches avec l’élagueuse que j’ai eue à Noel. 

J’ai donc démissionnée de la fonction publique… Pour avoir du temps, pour que celui qui reste soit à moi, pour ne pas mourir tout de suite, parce que lorsque je dis « Dans vingt ans » je flippe… J’ai du mal à m’imaginer en vieille dame.

Quand j’étais gosse et qu’on me demandait ce que je voulais faire plus tard je songeais : écrire des histoires, habiter une petit maison au bout d’un chemin et au bord d’un lac et puis je conduirai  un pickup  pour pouvoir emmener mon gros chien. 

C’était comme ça que je voyais ma vie, mais c’était beaucoup trop long à expliquer à l’adulte qui m’interrogeait en se fichant la plupart du temps de ce que j’allais répondre. Alors je disais : faire pousser des fleurs ou bien je haussais les épaules comme une pauvre môme qui ne sait pas. Mais je savais ce que je voulais.

J’ai la petite maison (il va falloir encore du temps et des travaux) au bout du chemin, je n’ai pas de lac mais une rivière, j’ai repéré un pickup, j’hésite encore sur la race du gros toutou. 

Bodel ! J’y suis presque.

Sauf que : j’ai écrit, mais, je n’écris plus. Parfois pendant que j’élague ou lorsque je touille une mixture mes pensées démarrent une histoire, je me dis «  ça y est ! Ça revient ». Et puis, j’arrive devant mon ordi, c’est la pagaille sur mon bureau, je suis pétrifiée à l’idée de ranger. Je glande… Le lendemain j’ai oublié l’embryon d’histoire. Les thèmes qui m’étaient chers autrefois : les faibles face à l’adversité ne me remuent plus l’imagination, je m’en fiche, tant pis pour eux.

 Je lis beaucoup surtout la nuit, alors évidemment le lendemain je suis claquée et je me traine. J’écoute les ceusses  qui claironnent leurs manuscrits sur le feu, leurs éditeurs impatients, leurs succès. Moi ? Ben je sais faire du savon et j’entends bientôt me pencher sur l’apiculture… Je n’ai aucun éditeur engoué par les manuscrits qui sommeillent dans mes tiroirs.  J’ai compris qu’il fallait faire partie d’un cénacle qu’il fallait courir les salons littéraires, jouer des coudes, se pousser du col… que des  trucs qui m’ennuient (pour être polie).

2015 a été une drôle d’année, je ne fais pas allusion aux actualités, là, égoïstement  je cause juste de moi : pas de mariage mais trois enterrements. Ma démission différée depuis trois ans  je vous évite les atermoiements de ma hiérarchie et les négociations qui ont trainé tout ce temps) enfin réalisée. Bref : il s’est passé des choses… Je me dis que mon inspiration est en berne pour mieux revenir, je recharge les piles, ou pas.

Allons, je vous souhaite une bonne année 2016 parce que j’espère toujours le meilleur pour mon prochain.

 

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04 juin 2015

Se broyer "la houppe", j'avoue c'est très douloureux, mais j'ai appris ce qu'était la houppe en dehors d'une méche de cheveux.

Pourtant tout avait bien commencé...  tout est prêt, les sacs de chaux de sable et de ciment sont là, bien décolletés, et d’un coup avant de me lancer à remplir la bétonnière je me dis que le linteau de béton posé contre le mur va me gêner car je suis optimiste et je suis certaine que je vais rejointer plus de deux mètres carrés de mur en cette belle après midi. Cela pèse lourd un linteau, alors je le fais pivoter  afin de le pousser.  Je pensais être concentrée et pourtant... Lorsque j’ai lâché le linteau, mon index de la main gauche  est   nonchalamment  resté entre le mur de pierre et la lourde plaque de béton hérissée de ferraille. J’avais des gants de travail mais la douleur a explosé dans mon doigts, j’ai senti l’ongle craquer  (ce n’était pas que l’ongle) et la douleur s’est répandue jusqu’à mon foie, mon bide, mes entrailles.  J’en ai eu le souffle coupé et pourtant je m’entends encore jurer  «  mais quel con ! ».

J’ai inspiré et expiré profondément en me disant que mon doigt protégé par mon gant allait avoir l’ongle tout bleu et que ce ne serait pas beau et que cela ferait mal les prochains jours.

Je ne comprenais pas que la douleur ne passe pas plus vite et je commençais à avoir des petits papillons devant les yeux et comme une distanciation des bruits environnants, pour me distraire j’ai entrepris de peaufiner (de la main droite) le nettoyage des joints entre les moellons. Bientôt j’ai senti une humidité inquiétante à l’intérieur du gant : je berçais doucement ma main gauche . Je me suis décidé à ignorer l’effrayante pulsation qui me donnait l’impression que le bout de mon doigt vivait sa propre vie.  J’ai tiré doucement ma protection de cuir afin de constater  les dégâts, pour ce faire j’ai levé la main et le sang libéré de sa gangue a ruisselé sur mon poignet.

 Je suis restée toute bête devant le spectacle de mon doigt proprement écrabouillé, j’étais pantoise à la vue de cette déchirure franche de la pulpe et je n’arrivais pas à réaliser ce qu’étaient ses petits machin blancs que je distinguais au milieu de la chair écrasée. Des miettes d’os…  J’ai donc appris un nouveau mot, la dernière phalange du doigt se nomme « la houppe ».

Fracture ouverte, trois points de suture… Je me dis que peu de gens ont un aperçu de ce que sera plus tard les petits os blancs de leurs doigts à l’état de squelette. Moi, j’ai vu. Dès que je ferme les yeux je revois ces fragiles esquilles et je me fais peur en me disant que dans un réflexe enfantin j’aurai pu sucer mes propres os.

J"aime  mettre bien ce genre de détail dans mes romans.... Mais là, c'est la vraie vie, la mienne.

 

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13 mai 2015

Je sors de ma grotte le 16 mai pour une sortie à Toulouse... Je vais causer dans la librairie " Ombres blanches"...

 

17 h 30 Rencontre avec Gil Graff autour de son roman historique Personne ne parlera de nous lorsque nous serons morts (éditions Ultima Necat). Native du Mans, Gil Graff vit et écrit à Saint-Cyprien depuis plus de vingt ans. À travers les genres, elle reste fidèle au roman noir (Chronodrome, Céret noir, Catalan Psycho), s’attachant à développer la psychologie de personnages ordinaires toujours à la limite de la folie. 1938, en Catalogne. Rémo Valdi, un mondain oisif et bellâtre, fait la connaissance de Maria Juan, une aide-soignante qui aspire à toutes les libertés. Pendant soixante ans, ils vont vivre une relation hors du commun, leur histoire se confondant avec celle du 20e siècle avec en toile de fond la guerre d’Espagne, les inondations de 1940, le camp de Rivesaltes.

Détail d'une rencontre

Mare Nostrum 11,00 € Journée autour de la Retirada avec les éditions Mare Nostrum : présentation d'ouvrages de la maison d'édition et rencontre avec les auteurs. Fondées en 1990 à Perpignan, les éditions Mare Nostrum ont d'abord publié des ouvrages de littérature (avec des traductions de l'américain, de l'anglais, du castillan et du catalan) avant de recentrer leur catalogue entre fiction, essai et régionalisme.

http://www.ombres-blanches.fr

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03 février 2015

A force de ne rien dire il va falloir que j'écrive...

Je m'exprime peu au quotidien. Argumenter m'ennuie, ces derniers temps j'ai écouté les avis des uns et des autres, j'ai souvent eu envie de rétorquer. A quoi bon...

Mais tout de même, du coup, à force de référéner, je vais sans doute avoir besoin de me réfugier dans une histoire qui deviendra peut-être un roman et avec un peu de chance : un livre. Mes personnages diront crument ce que j'ai préféré taire et puis, ce sera de la fiction, du « pas pour de vrai ».

On a souvent souligné la violence des situations que je dépeins, certains y ont même vu une certaine complaisance à me vautrer dans la cruauté. Je jette un œil chaque jour sur Google actualités... Ben mes histoires à côté du monde réel, c'est de la petite bière !

 

 

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13 novembre 2014

retoquée pour le prix Jean Carrière, mais bon, je m'y attendais un peu :-)

COMMUNIQUE DE PRESSE

Prix Jean-Carrière 2014

Deuxième sélection

Le jury, réuni ce jour à Nîmes, a retenu cinq titres pour la deuxième sélection du Prix Jean-Carrière 2014 :

Ecrire pour quelqu’un, de Jean-Michel Delacomptée (Gallimard)

Fixer le ciel au mur, de Tieri Briet (Au Rouergue)

La boite aux lettres du cimetière, de Serge Pey (Zulma)

Le liseur du 6h 27, de Jean-Paul Didierlaurent (Au Diable Vauvert)

Une jeunesse italienne, de Jean-Pierre Cabanes (Anthema/Auberon)

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30 octobre 2014

Première sélection du prix J'ean Carrière 2014... En queue de peloton : mais j'y suis :-) je peux rêver jusqu'au 15 novembre.

COMMUNIQUE DE PRESSE 
30 octobre 2014
PRIX JEAN-CARRIERE 2014
Première sélection 
Douze titres ont été sélectionnés pour le Prix Jean-Carrière 2014 :
La Splendeur, de Régine Détambel (Actes Sud)
Le dernier été d’un jeune homme, de Salim Bachi (Flammarion)
Les Convalescentes, de Michèle Gazier (Seuil)
Haute-époque, de Jean-Yves Lacroix (Albin Michel)
Place de l’oie, de Jean-Jacques Salgon (Verdier)
Journal d’un écrivain en pyjama, de Dany Laferrière (Grasset)
Fixer le ciel au mur, de Tieri Briet (Au Rouergue)
Le liseur du 6h 27, de Jean-Paul Didierlaurent (Au Diable Vauvert)
Une jeunesse italienne, de Jean-Pierre Cabanes (Anthema)
Ecrire pour quelqu’un, de Jean-Michel Delacomptée (Gallimard)
La boite aux lettres du cimetière, de Serge Pey (Zulma)
Personne ne parlera de nous quand nous serons morts, de Gil Graff (Utima necat) 
La deuxième sélection vous sera communiquée le 15 novembre prochain.
Bien cordialement

25 mars 2014

Puisque que les gens meurent…

 

Dernièrement les petites lumières ont brillé au-dessus des réfrigérateurs (ceux qui connaissent Rémo Valdi, comprendront).

J’espère qu’ils ont trouvé un truc sympa après la vie. Je me demande à quoi leur aura servi d’aimer lire, d’aimer les gens, d’aimer la vie.

Bonne route Sylvio…

Michel, toi, tu es certainement déjà loin…

A+ les gars.

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