07 octobre 2013

Je ne suis pas un écrivain de genre : juste une dilettante qui suit les pulsions de son imagination…

Je ne suis pas un auteur qui s’approprie un « genre », je ne creuse pas un sillon confortable où je pourrais avoir des petites habitudes.  Je me reconnais peu dans le polar, je n’ai pas écrit que du trash (Catalan Psycho qui reste à ce jour le titre qui s’est le mieux vendus + de 2000 exemplaires rien que sur les Pyrénées orientales), il m’arrive d’avoir des velléités de romantisme et de m’égarer pourtant dans l’anticipation, de commencer une "sociale fiction" et de flirter avec la science-fiction et j’aime bien parfois une touche de surnaturel dans le quotidien.

  Je butine d’un genre à l’autre je me sers de l’un pour aller vers  ce qui me vient  au détour d’une phrase ou pour servir l’intrigue que je découvre au fur et à mesure qu’elle s’écrit.  Je rebondis de phrases en paragraphes et parfois d’un coup le mot « fin » devient le seul qui convienne.  

Non, je ne tire pas à la ligne, je n’entourloupe personne…  Et voilà un texte que j’ai envie de partager que je juge digne d’être soumis à la critique.

Là, l’éditeur se creuse la tête : dans quelle catégorie (collection) ranger ce truc ?

Ce « truc » ce sont ces pages amoncelées nommées tapuscrit… Mon imagination qui a balancé des images au gré d’un scénario fantaisiste sans se soucier de se complaire dans un genre particulier.

 Eh bien oui, il faut redescendre sur terre, malgré que j’y mette tout mon cœur que j’aille parfois très loin dans des descriptions horrifiques dans le seul souci du détail, que j’éclate parfois seule de rire lors d’une scène de sexe qui évidemment déraille, je ne suis pas un bon produit commercial. Même les libraires me le disent : On ne sait pas où vous mettre …. Il n’y a pas de rayon alloué à ça… « « Ça » ce sont mes livres aux couvertures « chiadées » (enfin, moi je trouve) mais qu’ils voudraient dument étiquetés dans un genre particulier. Alors, je me retrouve dans les livres régionaux… Cela n’a rien d’avilissant mais évidemment le lecteur qui voulait du commissaire Maigret dans les vignes n’y trouve pas son compte.

« Personne ne parlera de nous lorsque nous serons morts »… parait que ce n’est pas un titre vendeur…

 Alors quel titre pour une histoire où il y aura en toile de fond : la Retirade, la guerre 39/40, l’aiguat de 1940, des homosexuels hommes et femmes, des moches, des beaux, des belles… et les  élections présidentielles de 2002 ? Il y aura aussi la jeunesse et la vieillesse, des vies, des anonymes, des héros malgré eux… Des passages d’humains sur terre… Ceux dont on ne parle pas lorsqu’ils sont morts.

L’éditeur a dit : sous ce titre sibyllin on mettra alors un beau bandeau, c’est la mode les bandeaux… On s’est creusé la tête :

Entre Retirada et Aigat, la saga rose et noire des invisibles du Vallespir…  

Putain cela le fait ! Nous on y croit. Moi, j’y crois à chaque fois :-)

Ce livre sera fin novembre dans toutes les bonnes librairies… du département ! De France et de Navarre on verra plus tard…

Je ne suis pas un écrivain de genre : juste une dilettante qui suit les pulsions de son imagination…


29 août 2013

polars en Catalogne fRANCE 3 le 30 Aout à 23h20.... et Une nouvelle inédite dans télé poche.

Parfois, on fait les choses parce qu'on nous le demande sans réfléchir aux conséquences, lorsque Jean Pierre Vedel qui avait réalisé le reportage dont il est question dans ce lien :  http://www.france3.fr/emission/territoire-polars/diffusion-du-30-08-2013-23h20?fb_action_ids=10200841447894708&fb_action_types=og.likes&fb_source=aggregation&fb_aggregation_id=288381481237582  m'a demandé si j'avais une nouvelle sous l.e coude j'ai commencé par dire "non", ensute je me suis creusé la tête et j'ai bidouillé un texte pour qu'il soit conforme à la demande. J'ai fait parvenir "l'éveil"... Un texte très personnel.

Télé poche.... Un magasine qui m'apparait comme un peu désuet mais populaire. J'y figure donc et ma nouvelle aussi. Est-ce un aboutissement ou un début ?

:-) Merci Jean Pierre Vedel de m'offrir un tel support je n'aurai jamais été diffusée autant que dans ce simple journal télé.

 

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18 août 2013

Presse - Portrait : Gil Graff, la plume noire du Roussillon

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29 mai 2013

difficulté de concentration... à cause de l'eurolevo... et comédie du livre à Montpellier.

 

L'eurovélo  http://www.eurovelo6.org/permet de relier la France à la mer noire en vélo...  Mon fiston est parti depuis maintenant quelques temps pour ce périple en solitaire.  Avant son départ, je lui ai offert un joli cahier relié et un petit appareil photo mais je ne sais pas s'il se servira de l'un ou de l'autre.  Peut-être plus tard si un écrivain sommeil en lui, il pourra s'inspirer de son expérience.

Je me sers des miennes de manière cachée.  Ceux ( arf ! peu nombreux) qui ont lu mes 7 romans  savent sans le savoir beaucoup de choses sur moi. Mais je dissimule, je tortille, je déforme et il me reste encore quelques "souvenirs" à tarabiscoter mais la concentration me manque.

J'imagine mon jeune cycliste cheveux aux vent dormant dans la nature sous sa toile de tente ( il traine derrière lui une petite remorque où il remise son volumineux sac à dos) et mes pensées dérivent vers lui.

La première histoire que j'ai rédigée recelait quelques-uns de mes souvenirs d'enfance... Une enfance qui ressemblait au cacao, belle et appétissante de loin mais dégueulasse d'amertume. Je l'avais intitulé "les crochemars", déformation volontaire de cauchemar. Point de petite fille dans cette histoire, mais deux garçonnets parce que ... Je dissimule :-). Cette histoire n’a jamais été éditée. J’entasse les manuscrits, je les laisse murir. Je me dis que ce n’est pas parce que c’est écrit que cela doit être publié. C’est souvent ainsi que je conclue mes ateliers d’écriture : ce n’est pas parce que c’est écrit que cela doit être publié…

Je serai à la comédie du livre à Montpellier les 6, 7 et 8 juin pour assister à la retransmission des textes des détenus. J’espère rencontrer les montpelliérains qui m’ont adressé des messages  de sympathie depuis la sortie de" Chronodrome, requiem pour une racaille".

A bientôt

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19 avril 2013

Ces messieurs du centre de détention ont joué le jeu :-)

GIL-GRAFF-PRISON

Ce matin c'était ma dernière intervention à la prison. Le moins que je puisse dire c'est que j'ai trouvé-là des personnes attentives et motivées. Je vais pouvoir remettre à la LR2L  huit textes aboutis qui seront retransmis par des comédiens lors de la comédie du livre à Montpellier. Il y aura également une retransmission des textes à l'intérieur des murs.  

C'était la dernière fois que j'œuvrais à la prison par l'intermédiaire de la LR2l, durant ces quatre années j'ai ainsi pu côtoyer des personnages  "hors circuit"  tous et toutes bien différents.

 Malgré le contexte et le lieu nous avons pu échanger sur des thèmes imposés que nous avons détournés ou élargis en allant puiser dans  les souvenirs d'enfance ou avec des « et si on imaginait » ?

 Il reste maintenant des écrits... J'espère qu'ils retiendront ce leitmotiv : « écrire est la meilleure façon de dire sans être interrompu ».

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10 avril 2013

week end à Florac à l'occasion du festival des livres et des mots.

http://www.ville-florac.fr/

Vendredi et samedi je serai à Florac sur le stand Mare Nostrum/Ultima Necat. J'aime la Lozère et les Cevennes, j'espère donc passer deux belles journées. De plus j'ai rendez-vous avec deux lecteurs et une lectrice et c'est toujours sympa de pouvoir mettre des visages sur les auteurs des mails qui m'ont touché.

Je pense pouvoir bientôt mettre mes anciens bouquins téléchargeables en ligne, une façon de leur donner une deuxième vie :-).

je me remets tout doucement à écrire, c'est bon de se plonger à nouveau dans des élucubrations qui donneront peut-être un jour un livre.

L'atelier d'écriture au cendre de détentention de de Perpignan se termine doucement. J'en reparlerai très prochainement.

Bref : la vie va...

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13 mars 2013

j'avais émis des réticences, j'avais dis non, mais finalement : oui, je vais intervenir au centre de détention avec les hommes.

oui, c'est vrai, j'avais émis des réserves, les hommes ? Bof, non.... Et puis pour ma dernière année d'atelier d'écrirure à la prison de Perpignan le hasard fait que je me retrouve à intervenir auprès des hommes. Bon, ok, je vais le faire... C'est pas que je lâche la maison d'arrêt des femmes ( mince ! je commençais a y avoir mes petites habitudes ) mais les aléas du calendrier font que cette année ce sera les hommes.

Le thème imposé par la région : les transports au sens large du thème... Bon, on va faire avec :-)

 

 

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28 novembre 2012

J'ai fâché une dame, elle a envoyé une lettre à mon intention via l'adresse d' Ultima Necat.

J'ai hésité un peu à vous la retranscrire dans son intégralité puisqu'elle m'était personnelement adressée et puis  je me suis dit: en définitive si cette dame m'avait envoyé un commentaire via le net je l'aurai validé. Alors... 

Pour info cette dame s'appelle Nicole *****  et je la situe dans la petite soixantaine.

Madame,

Désolée mais mon temps est trop précieux pour le gaspiller à lire de telles horreurs !

En vous faisant confiance mercredi, lors de notre entrevue à Elne, j'ai encore gaspillé 13 euros (= paie horaire d'une femme de ménage).

Ce n'est pas ainsi que je conçois la littérature. Je préfère retourner aux "classiques" tels qu'Edgar Allan Poe, Stéphen King ou hitchcok pour le cinema.

A l'heure actuelle, le lecteur a besoin de rêve, d'évasion, d'humour, d'aventures. Vos livres sont inclassables ni roman, ni polar, ni science fiction. Après leur lecture ils laissent un profond malaise, votre écriture est trop noire, vulgaire*, cruelle, intemporelle.

En outre, il est quelque peu "gonflé" dans votre dernier ouvrage de faire référence à steinbeck (Lenny et la souris!).

Je vais faire sans tarder du "nettoyage par le vide" dans ma bibliothèque (moins 5 livres) ... allusion à la poubelle jaune bien entendu !

Salutations,

N.....

Bon, je ne suis pas d'accord avec vulgaire, je suis certes parfois grossière mais rarement vulgaire... Sinon, arf ... Il y a juste un truc qui me fait sourire sur ce que cette dame dit de mes histoires;  c'est qu'il a quand même fallu qu'elle en lise 5 :-) et que concernant le dernier il a été acquis un mercredi soir après un débat où j'ai prévenu qu'en écrivant ce roman j'avais imaginé le pire concernant l'être humain. Alors, à quoi s'attendait-elle donc ? Sa lettre est arrivée dans la boîte aux lettres le samedi suivant, son degoût ne l'a pas empêché d'aller très vite jusqu'au bout.

Moi ce que je trouve vulgaire c'est de jeter des livres à la poubelle ( si jaune soit-elle). Elle aurait pu les abandonner sur le banc d'un jardin public.... Je me demande ce que dirait Stephen King s'il savait que cette dame le met dans les classiques, c'est pas très rock an roll tout ça.... Oups on dirait que j'ai trouvé ma Miséry :-)

 

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10 novembre 2012

Laurent Greusard du site K-libre, intitule ainsi son article concernant réquiem pour une racaille : jusqu'à la nausée...

Chronodrome " requiem pour une racaille" un monsieur en cause sur K-libre http://www.k-libre.fr/klibre-ve/index.php?page=livre&id=2491

Je suis restée un peu perplexe, je ne sais pas si trop si ça peut donner envie de lire le livre. Mais comme moi-même je ne suis pas très bonne pour parler de mes histoires... M'enfin ce qu'il dit est en partie vrai, sauf comme ça ne se termine pas dans l'Aude mais bien à Périllos qui est dans les pyrénées Orientales.

Il temine ainsi (... ) la profonde noirceur, souvent sanglante et gore, très sexuée, d'un récit qui emprunte à Frédéric H. Fajardie, sans le côté romantique et joyeux, pour présenter un futur proche dans lequel nous pourrions basculer.

j'ai un peu honte de mon inculture mais  je ne sais pas qui est Frédéric H. Fajardie...

Déjà dans un forum de Pol'Art Noir un individu faisait part de ses doutes. Il se demandait à mon sujet parlant de Catalan Psycho : provoc inutile ou une neo weslake ? Je n'avais jamais entendu parler de weslake...

Je suis juste moi.

 

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