Aujourd’hui s’est achevé l’atelier d’écriture avec des patients de l’hôpital (de jour)  psychiatrique de Thuir. Je vais maintenant retoucher (à peine) les textes afin d’en faire un recueil. Les huit séances qui se sont échelonnées depuis mars auront été vivantes et non dénuées d’humour.  Je retiens de cette expérience la richesse et la diversité des textes produits. Les échanges autour de ceux-ci auront été réels.
J’avais également animé des ateliers avec des secondes générales l’année passée au lycée Maillol, puis avec un public plus hétéroclite à la médiathèque de Perpignan, celui de l’HP de Thuir reste le plus marquant.

Après Montpellier, le 19 juin, j’ai pu entendre la retransmission des textes des détenues lus par des comédiens au sein même du centre pénitencier. J’avais besoin, je pense, de voir et d’entendre les réactions de « mes » femmes. En effet pour cette troisième année, je doutais de leur avoir apporté quelque chose. Elles m’ont rassurée par l’enthousiasme qu’elles ont montré et j’ai été définitivement rassérénée lors des discussions que nous eues ensuite pendant le « pot » offert par la maison d’arrêt.


Bon, je vais cesser de faire écrire les autres et reprendre mon stylo, j’en ai eu un très beau pour mon anniversaire :-). Le genre d’intrument d’écriture que petite l’on rêve d’avoir, plus tard, lorsqu’on sera grande pour peu qu’on arrive à devenir “romancière pour de vrai” .