Lorsque j’étais môme j’aimais les vieilles poupées chauves et les nounours énuclées, j’étais la pasionaria des éclopés. Alors un jour en 2002 j’ai écris « Chronodrome / requiem pour une racaille » juste après « Concerto pour l’abattoir ».

 

Ultima Necat, la petite sœur des éditions Mare Nostrum vient de rééditer « Chronodrome » qui porte désormais le sous titre « Requiem pour une racaille ». Il est estampillé : thriller uchronique  et classé « roman noir ». Beaucoup d’appellations pour se démarquer de la niche « polar » dans laquelle je ne me reconnaissais pas.

Jérôme Leroy : «  Le Bloc », auteur Gallimard ( entre autres) de La Série Noire m’a concocté un avant propos dont je ne suis pas peu fière.  

Je ne renie ni « Catalan psycho » ni « Céret noir » qui étaient des commandes de Mare Nostrum mais je porte une affection particulière pour mes anciens écrits, du temps où j’écrivais sans penser sérieusement à être publiée.

Je suis définitivement un auteur hybride qui flirte à la limite des genres mais  je ne sais pas faire ni imaginer autrement. Je ne serai jamais riche m’a-t-on dit. Il paraît que pour faire des sous, il faut une continuité dans ses publications et le top du top, avoir des personnages récurrents afin que le lecteur se sente peu à peu en famille. J’aime que mes personnages meurent. Ils sont à moi, j’en fais ce que je veux.

Bref, Ultima Necat, vient de rééditer « CHRONODROME ».

* Ultima Necat : la dernière tue. Autrefois sous la cadran des horloges et plus souvent sur les cadrans solaires  il y avait inscrit "vulnerant omnes, ultima necat" : toutes blessent la dernière tue...

Florence Moreau, fille d'horloger et gérante des éditions Ultima Necat a eu une réminiscence opportune...