Retour à Tours et le miel de la révolte.

 

Je suis invitée à Polar sur Loire, ça se passe à Tours le 25 novembre. Je suis super contente puisque cela me permet une sorte de pèlerinage.

Je réside dans les Pyrénées Orientales depuis presque 30 ans.  Mais, j’ai vécu à Tours une période particulière, celle de mon adolescente jusqu’à mes premières années – de ce qu’on appelle maintenant – de jeune adulte, donc on va dire dix ans.

Je suis passée de l’institution Sainte Jeanne d’Arc Notre Dame de la Flèche (en Sarthe) pour intégrer le CES Pasteur à Tours au cœur de la cité du Sanitas.

Pour qui connait Tours, des rives du Cher jusqu’au bout la rue Nationale c’est une ligne droite de deux kilomètres et demi. J’ai arpenté la ville d’un bout à l’autre puis dans tous les sens, à pied, toujours à pied, il y avait bien le bus mais je n’avais pas beaucoup d’argent de poche et marcher à travers une ville est encore le meilleur moyen de la connaitre.

Evidemment tout va avoir changé, j’ai changé moi aussi. Un matin de Janvier 1985, j’ai quitté Tours dans une vieille Ford Taunus break. Je reviens à bord de mon pick-up Nissan Navara, j’aime bien les véhicules trop grands pour moi. Ma mémé Graff me disait : ne t’attache pas à ce qui ne rentre pas dans une valise, je vois un peu plus grand : je ne m’attache pas à ce qui ne tient pas dans mon véhicule. Dès fois que… En 1985 je partais avec une envie d’écrire jamais avouée à personne, je reviens avec mes bouquins. Le dernier, « Vous aurez de mes nouvelles dans les journaux » écrit il y a quelques années, a pour décor une station-service basée à Tours:-).

Le miel de la révolte !

Ce miel 2017 que j’ai réussi à produire cette année, une personne connaissant mon parcours l’a nommé par boutade : le miel de la révolte.

Lorsque j’ai démissionné de mon emploi de fonctionnaire je n’ai vu que de la crainte autour de moi. On me plaignait, folle inconsciente que j’étais. Je quittais la sécurité pour faire quoi ? Rénover une vieille bâtisse à l’orée d’un village perdu dans l’arrière-pays ! Faire de l’apiculture et écrire des histoires ! Ben oui, je voulais faire ça moi. Mais tu vas être pauvre ! Certes, mais au moins ma vie est riche. Je vais pas mentir, je ne « travaille » plus au sens latin du terme mais j’ai, on va dire : énormément d’activité physique. J’ai bataillé tout l’été contre les frelons asiatiques, j’ai essuyé les moqueries de quelques personnes, j’ai bravé la chaleur, transpiré (j’en ai chié) mais j’ai réussi à récolter un putain de miel délicieux, le miel de la révolte : la mienne. Je ne voulais pas mourir lentement dans la torpeur de la sécurité de l’emploi.  Je ne voulais plus de ce confort-là.

J’ai écrit aussi, dans ma tête, tandis que je me battais avec les putains de genêts –il parait qu’il faut les couper trois fois avant qu’ils disparaissent pour de bon– mon imagination a commencé à vagabonder, j’ai vu se dessiner des personnages, je me suis attaché à certains et voilà que se dessine doucement une possible suite à « Chronodrome : Requiem… » oui, cette histoire qui m’est si chère.

Ecrire : je sens que je vais m’y remettre… demain ou après-demain, bientôt.

Cette ville, Villonne, basée dans le sud où se déroule l’histoire de Concerto pour l’abattoir et de Chronodrome. Cette ville que je décris, avec ses deux ponts, la place Jean Jaurès et son palais des sports. Cette ville me manquait.

Villonne, en réalité, c’est Tours sous la pluie…

 

 

 

 

 

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03 février 2015

A force de ne rien dire il va falloir que j'écrive...

Je m'exprime peu au quotidien. Argumenter m'ennuie, ces derniers temps j'ai écouté les avis des uns et des autres, j'ai souvent eu envie de rétorquer. A quoi bon...

Mais tout de même, du coup, à force de référéner, je vais sans doute avoir besoin de me réfugier dans une histoire qui deviendra peut-être un roman et avec un peu de chance : un livre. Mes personnages diront crument ce que j'ai préféré taire et puis, ce sera de la fiction, du « pas pour de vrai ».

On a souvent souligné la violence des situations que je dépeins, certains y ont même vu une certaine complaisance à me vautrer dans la cruauté. Je jette un œil chaque jour sur Google actualités... Ben mes histoires à côté du monde réel, c'est de la petite bière !

 

 

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29 août 2012

Lorsque j’étais môme j’aimais les vieilles poupées chauves et les nounours énuclées, j’étais la pasionaria des éclopés. Alors un

Lorsque j’étais môme j’aimais les vieilles poupées chauves et les nounours énuclées, j’étais la pasionaria des éclopés. Alors un jour en 2002 j’ai écris « Chronodrome / requiem pour une racaille » juste après « Concerto pour l’abattoir ».

 

Ultima Necat, la petite sœur des éditions Mare Nostrum vient de rééditer « Chronodrome » qui porte désormais le sous titre « Requiem pour une racaille ». Il est estampillé : thriller uchronique  et classé « roman noir ». Beaucoup d’appellations pour se démarquer de la niche « polar » dans laquelle je ne me reconnaissais pas.

Jérôme Leroy : «  Le Bloc », auteur Gallimard ( entre autres) de La Série Noire m’a concocté un avant propos dont je ne suis pas peu fière.  

Je ne renie ni « Catalan psycho » ni « Céret noir » qui étaient des commandes de Mare Nostrum mais je porte une affection particulière pour mes anciens écrits, du temps où j’écrivais sans penser sérieusement à être publiée.

Je suis définitivement un auteur hybride qui flirte à la limite des genres mais  je ne sais pas faire ni imaginer autrement. Je ne serai jamais riche m’a-t-on dit. Il paraît que pour faire des sous, il faut une continuité dans ses publications et le top du top, avoir des personnages récurrents afin que le lecteur se sente peu à peu en famille. J’aime que mes personnages meurent. Ils sont à moi, j’en fais ce que je veux.

Bref, Ultima Necat, vient de rééditer « CHRONODROME ».

* Ultima Necat : la dernière tue. Autrefois sous la cadran des horloges et plus souvent sur les cadrans solaires  il y avait inscrit "vulnerant omnes, ultima necat" : toutes blessent la dernière tue...

Florence Moreau, fille d'horloger et gérante des éditions Ultima Necat a eu une réminiscence opportune...

 

01 septembre 2000

Concerto pour l'Abattoir (2 éditions)

Villonne, 2013. Les fantasmes douteux d'un parti national-populiste sont devenus réalité. On parque les "intégrés " pour mieux les protéger des exclus, condamnés à végéter en lisière de la ville.

Matthieu est l'un de ces parias, relégués dans la vieille ville pourrissante et promis à une extinction rapide et soigneusement préparée par le gouvernement... à moins qu'il ne soit un peu plus que cela : pour certains, un agitateur dangereux ; pour d'autres, un libérateur ; pour d'autres encore, une révélation miraculeuse. Mais le miracle premier n'est-il pas tout simplement de garder l'espoir, même à l'ombre de l'abattoir ?

concerto

Edition 1 :
ISBN : 2843580838
Sortie en : Septembre 2000
Editions : Cylibris

concerto2_1

Edition 2 :
ISBN : 2843381338
Sortie en : Janvier 2004
Editions : Cylibris

31 août 2000

Gil Graff : Attention talent !

concerto_pj

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