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Gil Graff
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30 septembre 2014

Le grand écart du weekend du 3 au 5 octobre : Bagnères de Bigorre et Rivesaltes... De Binaros aux Vendanges littéraires...

 

Je suis comme une môme solitaire qui est invitée à deux anniversaires à la fois ! 

D'abord : Bagnères de Bigorre où je serai du vendredi au samedi pour le salon du livre Pyrénéen.

Comme expliqué aux organisateurs des Vendanges Littéraires de Rivesaltes qui ont bien voulu à la dernière minute chambouler leur programme pour que je puisse honorer l'invitation, celle-ci vient de loin... J'ai en ce moment même une pensée pour Sylvio Brianti qui, dès décembre 2013, lors de la parution de " Personne ne parlera de nous lorsque nous serons morts" m'avait contacté via facebbok pour me faire savoir qu'il avait lu Catalan Psycho, Céret Noir, Chronodrome et qu'il aimerait m'inviter en 2014... 

Ainsi, on me lisait dans les Pyrénées qui n'étaient point "orientales" :-) ! (bon, j'exagère un peu, je sais que même si la diffusion n'est pas celle des Albin Michel et cie mon éditeur fait quand même son boulot, mais bon : je suis romancière, alors, je brode).  J'avais donc répondu que je serai heureuse de venir avec les éditions Mare Nostrum et Ultima necat (histoire de faire prendre l'air à Philippe Salus) lors du prochain salon du livre pyrénéen...

Un soir du 16 février014,  j'ai quitté  Sylvio lors du conversation facebookienne (de temps à autre nous causions via ce truchement virtuel) sur ces mots : à très bientôt.... le 19 mars j'apprenais le décès de Sylvio. Je serai donc à Bagnères de Bigorre jusqu'à la remise du prix "littérature Pyrénées"  pour lequel mon livre est en lice.

Rivesaltes : Le prix Vendémiaire que l'on me décerne cette année à un sens particulier pour moi, sur le département c'était le prix qui viendrait boucler la boucle... La petite fille de Joseph Graff, (le Yéniche, le Manouche, le Voyageur...) qui écrit sous le nom de Gil Graff obtient le prix littéraire de la commune du camp où il a autrefois été interné avec sa femme et  5 de leurs 6 enfants. Comme quoi, on peut être apatride,  sillonner la France avec la verdine et avoir un jour une petite fille  qui saura aligner les mots au point d'écrire des histoires. 

 

Prix Vendémiaire  http://vendangeslitteraires.overblog.com/2014/02/la-m%C3%A9tamorphose-des-invisibles.html

Binaros : http://www.salondulivre-pyreneen.fr/wp-content/uploads/2014/09/programme-salon-du-livre-pyreneen-2014.pdf

 

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13 décembre 2013

Une belle douche écossaise lors de la mise en place de « PNPDNLNSM » dans une librairie.

J’accompagne donc Philippe Salus pour la mise en place en librairie de « Personne ne parlera de nous lorsque nous serons morts ». Il fait froid, la nuit tombe mais les vitrines sont illuminées et décorées. Je chasse le petit coup de blues que me flanque cette ambiance noëlique. Je suis tellement inconnue que les libraires en me voyant avec un éditeur me prennent certainement pour une vieille stagiaire voire un emploi aidé. Bon j’exagère un peu, il y a eu ma photo sur certaines quatrièmes de couv. Mais, même, le temps est passé et je ne ressemble plus trop à la photo en noir et blanc qui floutait rides et ridules, en plus je porte mes lunettes et puis je suis mal coiffée et fatiguée. Voué : j’ai vieilli, muri. Et je vais me prendre 10 ans dans la tronche dans les minutes qui vont suivre.

Philippe Salus fait donc l’article sur ses nouveautés Mare Nostrum, puis il passe à Ultima Necat, le libraire est très intéressé pour refaire le plein de «  Herbes magiques et petites formules » publié par la maison d’édition balbutiante qui a bien démarré l’année dernière avec l’ouvrage de Joan Tocabens. Bon, Philippe sort enfin MON livre :

-          Et ce titre qui vient de paraître qui est le dernier Gil Graff…

-          Eh ! Super ! un nouveau Gil Graff ! répond le libraire en s’emparant du volume.

Je ne moufte pas, mais bah oui, j’ai un petit chatouillis au cœur. Finalement c’est chouette l’ambiance de Noël.

Le libraire tourne et retourne le livre, admire la couverture, si, il l’admire même si j’ai su que quelqu’un a dit qu’elle était à chier  (il y a des jaloux partout, c’est la vie). Il lit la quatrième jusqu’au bout, remarque la pertinence du bandeau.

-          Ce n’est pas un roman noir, remarque-t-il, mais en général, Gil Graff, ça envoie du bois. Je me souviens Catalan Psycho…

-          C’est pas le même genre du tout, l’interrompt Salus,  c’est un  roman qui retrace la vie de deux individus, tout est vrai historiquement mais évidemment romancé, mais certes, c'est du Gil Graff…

-          Ha ! Mais moi, j’aime beaucoup Gil Graff hein ! affirme le libraire. Oui, Gil Graff, ça c’est de l’écriture, ça ne laisse pas indifférent, c’est imagé, du style qui a de la tripe, on sent la solide technique narrative, cet humour noir, cette violence parfois.

 Je regrette presque d’être moche à mon désavantage aujourd’hui. J’aurais pu dire « c’est moi »et minauder un peu. Si !  Je sais minauder, enfin je crois que je saurais…               

-          Donc… Je vais PAS en prendre beaucoup parce que, du Gil Graff ça se vend PAS très bien…      C’est pas comme xxxxxxx et xxxxxxx qui elles ont leur public. Gil Graff…. C’est pas du tout public, faut bien le dire.

Bon, il en a pris quelques-uns, pour voir.  

On est ressorti sur le trottoir. On a marché un moment côte à côte en silence, je me concentrais sur le ronronnement de la valise à roulette, des exemplaires de mon bouquin bringuebalaient à l’intérieur.   

-          En même temps, c’était aussi un compliment, a fini par dire Philippe…

           No Comment...

29 mai 2013

difficulté de concentration... à cause de l'eurolevo... et comédie du livre à Montpellier.

 

L'eurovélo  http://www.eurovelo6.org/permet de relier la France à la mer noire en vélo...  Mon fiston est parti depuis maintenant quelques temps pour ce périple en solitaire.  Avant son départ, je lui ai offert un joli cahier relié et un petit appareil photo mais je ne sais pas s'il se servira de l'un ou de l'autre.  Peut-être plus tard si un écrivain sommeil en lui, il pourra s'inspirer de son expérience.

Je me sers des miennes de manière cachée.  Ceux ( arf ! peu nombreux) qui ont lu mes 7 romans  savent sans le savoir beaucoup de choses sur moi. Mais je dissimule, je tortille, je déforme et il me reste encore quelques "souvenirs" à tarabiscoter mais la concentration me manque.

J'imagine mon jeune cycliste cheveux aux vent dormant dans la nature sous sa toile de tente ( il traine derrière lui une petite remorque où il remise son volumineux sac à dos) et mes pensées dérivent vers lui.

La première histoire que j'ai rédigée recelait quelques-uns de mes souvenirs d'enfance... Une enfance qui ressemblait au cacao, belle et appétissante de loin mais dégueulasse d'amertume. Je l'avais intitulé "les crochemars", déformation volontaire de cauchemar. Point de petite fille dans cette histoire, mais deux garçonnets parce que ... Je dissimule :-). Cette histoire n’a jamais été éditée. J’entasse les manuscrits, je les laisse murir. Je me dis que ce n’est pas parce que c’est écrit que cela doit être publié. C’est souvent ainsi que je conclue mes ateliers d’écriture : ce n’est pas parce que c’est écrit que cela doit être publié…

Je serai à la comédie du livre à Montpellier les 6, 7 et 8 juin pour assister à la retransmission des textes des détenus. J’espère rencontrer les montpelliérains qui m’ont adressé des messages  de sympathie depuis la sortie de" Chronodrome, requiem pour une racaille".

A bientôt

14 mars 2021

Les autres...

 

Il y a une chose que j’ai rarement confié, l’âge venant je me lâche, autant être honnête et dire les choses : j’ai du mal avec « les gens ».

 

J’ai longtemps cru que c’était pour tout le monde pareil, mais parait que non… Par exemple quand on m’interpelle alors que je suis dans ma bulle, ça me fait mal sous la peau. C’est une réaction étrange, une sorte d’ulcération généralisée, ça se tord sous mon derme comme si tous mes nerfs vrillaient. Ce n’est pas à confondre avec un banal agacement, c’est une réelle douleur, vive, au point de serrer les dents en attendant que ça passe.

 

Et il n’y a pas que lorsqu’on me parle, parfois il me suffit seulement d’entendre soudain « l’autre » quel qu’il soit, simplement respirer trop fort pour que tout en moi se hérisse douloureusement.

 

Avant le Covid il y avait une mode que je ne cessais  d’esquiver, la putain de caresse dans le dos au moment de se quitter. Déjà que faire la bise me gonfle il fallait aussi parfois encaisser le « chaleureux » frotti frotta dans le dos censé communiquer la bienveillante amitié de l’autre humain. Arf !

 

Et je m'abstiens de répondre à ces mots qui ont le don de m’énerver : Prends bien soin de toi !  A Chaque fois je me représente au sortir du bain en peignoir, vulnérable, en train de me faire un masque de beauté… Mais de quoi il se mêle l’autre con ou l’autre conne pour me dire d’aller me laver et me faire un gommage ? ! Prends bien soin de toi… Je n’arrive pas à saisir le sens de ce message, je le trouve limite intrusif…

 

Je suis souvent mal coiffée, les cheveux trop longs pour avoir une coupe définie qu’il suffit de retaper.  Aller chez le coiffeur m’angoisse… En plus il faut prendre rendez-vous. L’enfer, pendant plusieurs jours  je me dois me préparer à ce qu’on me touche et qu’on me parle. Ce que je voudrais c’est qu’on me coupe les cheveux quand j’en ai le courage, lorsque que je me sens prête enfin à m’engouffrer dans un salon avec des inconnus et que je dise « allez-y bordel ! Coupez-moi les cheveux et qu’on en finisse ! Ben non, faut prendre rendez-vous… Pour abréger le supplice, la plupart du temps je ressors les cheveux mouillés avec une coupe qui ne me plait pas parce que tétanisée par l’anxiété je n’ai pas su(pu) expliquer ce que je voulais…  

 

Je suis invitée en mai au salon du livre de Limoges à l’occasion de la réédition de « Personne ne parlera de nous lorsque nous serons morts » Au Diable Vauvert (enfin ! Chic !) Je suis contente… Mais lorsque j’ai annoncé ça à un ami, sa première réaction a été de me dire en regardant ma trop longue tignasse ébouriffée par la tramontane : d’ici là tu as le temps d’aller chez le coiffeur…

 

Il va falloir que je prenne rendez-vous…

 

21 avril 2016

Mais pourquoi ai-je donc tué Victor ?

 

Dernièrement j’ai accepté l’invitation de Lectures et Rencontres de Canet en Roussillon par l’intermédiaire de Fabricio Cardenas le directeur de la médiathèque de Canet. Dans un premier temps  J’avais songé alléguer des trucs et des machins qui empêchaient de répondre à l’invitation (oué, je ne suis pas en forme en ce moment et je venais de botter en touche une autre invitation à « animer » une soirée, la dame m’avait dit «  vous parlerez de vos livres etc»). Franchement je ne suis pas très à l’aise pour « parler » de mes histoires. Donc oui, j’invente des prétextes, je n’ai pas encore assez d’aura pour avouer : non ça m’emmerde ! On ne sait jamais, hein, des fois que le jus reviendrait, il ne faut pas se griller bêtement. Et puis Fabricio me dit, « le club des lecteurs a lu Requiem… Ils voudraient vraiment t’en parler surtout que la moitié des lecteurs n’a pas aimé, certains ont été choqués, c’est très tranché, ceux qui ont adoré et qui, du coup, ont lu tes autres livres et ceux qui ont été interpellés par la cruauté et la violence. Ce serait une sorte de débat…

Bon, là, ce n’était plus la réunion Tupperware… J’ai dit ok. Tout d’abord parce que Requiem reste mon histoire préférée, celle qui me reste à l’esprit, celle où j’ai envie de retourner afin d’y retrouver David-Lenny et Samuel que j’ai lâchement abandonnés au sommet d’un piton rocheux en écrivant « à suivre »  en guise de final.

Les gens avaient donc lu, on allait pouvoir causer vraiment, ma prestation ne serait pas un monologue dont le but serait de « vendre » des livres.

Je me suis rendue à la salle de l’écoute du port le 6 avril à 18 heures. Il y avait plein de gens ! Si, si au moins une quarantaine. Et je me suis dit que c’était super que Requiem (livre qui se vend mal) avait été lu par tous ces gens :-)  regroupés en cet endroit.

Je remercie le monsieur dans le public ( il n’y en a pas  beaucoup des messieurs dans les clubs de lecture)  dont je ne connais pas le nom mais dont je retiens le visage qui m’a gentiment interrompue, lorsqu’il a vu à quel point je pataugeais, pour, bien mieux que moi, résumer l’histoire et parler des personnages. Ce monsieur m’a sortie de l’ornière dans laquelle je m’embourbais et le débat a pu commencer. Franchement c’était passionnant, une dame par exemple m’a expliqué qu’une scène de viol au début  (en fait une scène de ménage qui tournait mal) l’avait fait refermer le livre définitivement. C’était intéressant dans le sens où, je l’ai fait remarquer à la dame (je pense d’ailleurs qu’elle était l’épouse du monsieur qui lui avait tant aimé), que l’action en question était suggérée par un détail sordide mais qu’elle n’était pas littéralement décortiquée ni complaisamment décrite, l’imagination avait fait le reste…

J’étais contente, j’avais oublié où j’étais, nous causions tous d’un bouquin, chacun donnait son avis, parlait avec passion des personnages (et même du chien Pilou) et de la trame de l’histoire. Et ce bouquin, c’était le mien : ce mal aimé de Requiem.

Et puis d’un coup, une dame qui n’avait pas beaucoup parlé a secoué la tête comme un peu agacée : «  moi, ce que je voudrais savoir, c’est : pourquoi vous avez tué Victor ? ».

Oui hein ! M’a-t-on aussitôt reproché, Pourquoi et de si cruelle manière ?

J’ai répondu la vérité : je me le demande tous les jours…

Mais bordel ! Pourquoi j’ai supprimé Victor ?

Dix ans que je viens renifler cette histoire comme une chien revient inlassablement vers sa gamelle vide en espérant la trouver pleine, dix ans que je me dis : mais bon sang, j’avais mis tel et tel détail, il y avait une raison. J’avais une idée de suite à l’esprit à ce moment-là, et voilà que je ne m’en souviens plus, je bute sur un truc : Victor est morte (ce n’est pas une erreur ce « e » à la fin, Victor est une fille)…

Je regrette de l’avoir tuée.

Aujourd’hui il pleut, je fais une pause dans mes travaux agricoles, je vais fabriquer de la lessive, refaire un cake vaisselle me concocter un nouveau shampooing solide et faire une boulange, pendant que je touillerai et malaxerai j’essaierai de trouver un moyen de poursuivre sans Victor.

Samedi c’est la Sant Jordi, voyons si ce sera sous la pluie.

 

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10 avril 2013

week end à Florac à l'occasion du festival des livres et des mots.

http://www.ville-florac.fr/

Vendredi et samedi je serai à Florac sur le stand Mare Nostrum/Ultima Necat. J'aime la Lozère et les Cevennes, j'espère donc passer deux belles journées. De plus j'ai rendez-vous avec deux lecteurs et une lectrice et c'est toujours sympa de pouvoir mettre des visages sur les auteurs des mails qui m'ont touché.

Je pense pouvoir bientôt mettre mes anciens bouquins téléchargeables en ligne, une façon de leur donner une deuxième vie :-).

je me remets tout doucement à écrire, c'est bon de se plonger à nouveau dans des élucubrations qui donneront peut-être un jour un livre.

L'atelier d'écriture au cendre de détentention de de Perpignan se termine doucement. J'en reparlerai très prochainement.

Bref : la vie va...

28 novembre 2012

J'ai fâché une dame, elle a envoyé une lettre à mon intention via l'adresse d' Ultima Necat.

J'ai hésité un peu à vous la retranscrire dans son intégralité puisqu'elle m'était personnelement adressée et puis  je me suis dit: en définitive si cette dame m'avait envoyé un commentaire via le net je l'aurai validé. Alors... 

Pour info cette dame s'appelle Nicole *****  et je la situe dans la petite soixantaine.

Madame,

Désolée mais mon temps est trop précieux pour le gaspiller à lire de telles horreurs !

En vous faisant confiance mercredi, lors de notre entrevue à Elne, j'ai encore gaspillé 13 euros (= paie horaire d'une femme de ménage).

Ce n'est pas ainsi que je conçois la littérature. Je préfère retourner aux "classiques" tels qu'Edgar Allan Poe, Stéphen King ou hitchcok pour le cinema.

A l'heure actuelle, le lecteur a besoin de rêve, d'évasion, d'humour, d'aventures. Vos livres sont inclassables ni roman, ni polar, ni science fiction. Après leur lecture ils laissent un profond malaise, votre écriture est trop noire, vulgaire*, cruelle, intemporelle.

En outre, il est quelque peu "gonflé" dans votre dernier ouvrage de faire référence à steinbeck (Lenny et la souris!).

Je vais faire sans tarder du "nettoyage par le vide" dans ma bibliothèque (moins 5 livres) ... allusion à la poubelle jaune bien entendu !

Salutations,

N.....

Bon, je ne suis pas d'accord avec vulgaire, je suis certes parfois grossière mais rarement vulgaire... Sinon, arf ... Il y a juste un truc qui me fait sourire sur ce que cette dame dit de mes histoires;  c'est qu'il a quand même fallu qu'elle en lise 5 :-) et que concernant le dernier il a été acquis un mercredi soir après un débat où j'ai prévenu qu'en écrivant ce roman j'avais imaginé le pire concernant l'être humain. Alors, à quoi s'attendait-elle donc ? Sa lettre est arrivée dans la boîte aux lettres le samedi suivant, son degoût ne l'a pas empêché d'aller très vite jusqu'au bout.

Moi ce que je trouve vulgaire c'est de jeter des livres à la poubelle ( si jaune soit-elle). Elle aurait pu les abandonner sur le banc d'un jardin public.... Je me demande ce que dirait Stephen King s'il savait que cette dame le met dans les classiques, c'est pas très rock an roll tout ça.... Oups on dirait que j'ai trouvé ma Miséry :-)

 

14 mai 2012

La télé....France 3, le jeudi 16 mai 2012 à 23h50.

 

France 3, le jeudi 16 mai 2012 à 23h50. Reportage de Philippe Vedel sur le roman noir dans notre beau département des pyérénées-orientales. Les prises de vues sont magnifiques.

 il faudra veiller tard pour me voir ou plutôt m'entendre, j'apparais en dernière partie interviewée sur le cimetière de Périllos pour y évoquer Catalan Psycho et mes ateliers d'écriture à la maison d'arrêt des femmes de Perpignan (pour la troisième année consécutive).

Bon... je cause dans un cimetière et je parais un peu décomposée, ça fait raccord. Je ne renie pas ce que j'ai dit, (encore que... ) mais je le saurai pour la prochaine fois, dans un décor "en plein air" il convient de se maquiller le teint et de mettre du rouge à lèvres. Je ne savais pô... Moi qui suis d'une nature sensible ça m'a toute violentée de l'intérieur :-).

C'est la deuxième fois qu'on m'interviewe dans le village abandonné de Périllos et pourtant ce n'est pas moi qui avais choisi l'endroit. Je l'avais seulement indiqué à Monsieur vedel comme un lieu "télégénique" du département. Le réalisateur a  trouvé que je collais bien au site.

L'émission est tardive, elle est le "pilote" d'une série d'émissions ayant pour thème le polar en région. Je fais la voiture-balai après Claude Delmas, Renard Rebardy et Marion Poirson :-)

Amis insomniaques à bientôt :-)

 

 

 

4 décembre 2013

Cour de Noël à Collioure, sur le stand Ultima Necat/ Mare Nostrum...

Il fait beau et le parking du glacis est gratuit :-)

Je suis jusqu'au dimanche 8 décembre à Collioure, j'ai le bonheur de voir " Personne ne parlera de nous lorsque nous serons morts" attirer les promeneurs. Le livre démarre bien.

Je ne joue même pas à l'auteur : Personne ne me reconnait de mon vivant :-)

8 novembre 2013

C'est arrivé près de chez vous... C'est le thème de l'atelier d'écriture. Et cela commence par un superbe quiproquo !

Eh bien ça commencé par un sacré quiproquo : une dame a appelé pour annuler sa présence à l'atelier car elle avait raté son bus. Cette dame devait donc venir de loin... Au passage je salue sa civilité qui lui fait téléphoner pour s'excuser de son absence

  Lorsque j'arrive 5 minutes à l'avance l'employé de la bibliothèque me dit :

 -- L'atelier est annulé, l'écrivain a raté son bus.

-- Ben  heu... l'écrivain c'est moi.

Bon du coup ça téléphone dans tous les sens et après moult interlocuteurs interloqués de me savoir bel et bien dans les lieux ( qui plus est ponctuelle) on arrive à éclaircir le mystère. Une employée a cru que la dame qui s'excusait c'était moi et, du coup, elle a tenu à informer tous les participants que c'était annulé.

Bon, cette personne ne me connait pas, parce lorsque je m'engage, j'arrive à pied à cheval ou en voiture ( le plus souvent en voiture) voire en stop,  à la limite en retard : mais je me bouge le cul pour honorer mon rendez-vous... Il y avait quand même une personne qui est arrivée en même que moi. On a fait l'atelier à deux, enfin à trois car j'ai aussi pris en otage une personne de la médiathèque :-). Certes, je suis un peu bornée, mais j'aime bien faire les choses prévues.

7 octobre 2013

Je ne suis pas un écrivain de genre : juste une dilettante qui suit les pulsions de son imagination…

Je ne suis pas un auteur qui s’approprie un « genre », je ne creuse pas un sillon confortable où je pourrais avoir des petites habitudes.  Je me reconnais peu dans le polar, je n’ai pas écrit que du trash (Catalan Psycho qui reste à ce jour le titre qui s’est le mieux vendus + de 2000 exemplaires rien que sur les Pyrénées orientales), il m’arrive d’avoir des velléités de romantisme et de m’égarer pourtant dans l’anticipation, de commencer une "sociale fiction" et de flirter avec la science-fiction et j’aime bien parfois une touche de surnaturel dans le quotidien.

  Je butine d’un genre à l’autre je me sers de l’un pour aller vers  ce qui me vient  au détour d’une phrase ou pour servir l’intrigue que je découvre au fur et à mesure qu’elle s’écrit.  Je rebondis de phrases en paragraphes et parfois d’un coup le mot « fin » devient le seul qui convienne.  

Non, je ne tire pas à la ligne, je n’entourloupe personne…  Et voilà un texte que j’ai envie de partager que je juge digne d’être soumis à la critique.

Là, l’éditeur se creuse la tête : dans quelle catégorie (collection) ranger ce truc ?

Ce « truc » ce sont ces pages amoncelées nommées tapuscrit… Mon imagination qui a balancé des images au gré d’un scénario fantaisiste sans se soucier de se complaire dans un genre particulier.

 Eh bien oui, il faut redescendre sur terre, malgré que j’y mette tout mon cœur que j’aille parfois très loin dans des descriptions horrifiques dans le seul souci du détail, que j’éclate parfois seule de rire lors d’une scène de sexe qui évidemment déraille, je ne suis pas un bon produit commercial. Même les libraires me le disent : On ne sait pas où vous mettre …. Il n’y a pas de rayon alloué à ça… « « Ça » ce sont mes livres aux couvertures « chiadées » (enfin, moi je trouve) mais qu’ils voudraient dument étiquetés dans un genre particulier. Alors, je me retrouve dans les livres régionaux… Cela n’a rien d’avilissant mais évidemment le lecteur qui voulait du commissaire Maigret dans les vignes n’y trouve pas son compte.

« Personne ne parlera de nous lorsque nous serons morts »… parait que ce n’est pas un titre vendeur…

 Alors quel titre pour une histoire où il y aura en toile de fond : la Retirade, la guerre 39/40, l’aiguat de 1940, des homosexuels hommes et femmes, des moches, des beaux, des belles… et les  élections présidentielles de 2002 ? Il y aura aussi la jeunesse et la vieillesse, des vies, des anonymes, des héros malgré eux… Des passages d’humains sur terre… Ceux dont on ne parle pas lorsqu’ils sont morts.

L’éditeur a dit : sous ce titre sibyllin on mettra alors un beau bandeau, c’est la mode les bandeaux… On s’est creusé la tête :

Entre Retirada et Aigat, la saga rose et noire des invisibles du Vallespir…  

Putain cela le fait ! Nous on y croit. Moi, j’y crois à chaque fois :-)

Ce livre sera fin novembre dans toutes les bonnes librairies… du département ! De France et de Navarre on verra plus tard…

Je ne suis pas un écrivain de genre : juste une dilettante qui suit les pulsions de son imagination…

27 juin 2012

Les ateliers d'écriture c'est fini pour cette année.... l"HP de Thuir et la maison d'arrêt des femmes : bilans.

Aujourd’hui s’est achevé l’atelier d’écriture avec des patients de l’hôpital (de jour)  psychiatrique de Thuir. Je vais maintenant retoucher (à peine) les textes afin d’en faire un recueil. Les huit séances qui se sont échelonnées depuis mars auront été vivantes et non dénuées d’humour.  Je retiens de cette expérience la richesse et la diversité des textes produits. Les échanges autour de ceux-ci auront été réels.
J’avais également animé des ateliers avec des secondes générales l’année passée au lycée Maillol, puis avec un public plus hétéroclite à la médiathèque de Perpignan, celui de l’HP de Thuir reste le plus marquant.

Après Montpellier, le 19 juin, j’ai pu entendre la retransmission des textes des détenues lus par des comédiens au sein même du centre pénitencier. J’avais besoin, je pense, de voir et d’entendre les réactions de « mes » femmes. En effet pour cette troisième année, je doutais de leur avoir apporté quelque chose. Elles m’ont rassurée par l’enthousiasme qu’elles ont montré et j’ai été définitivement rassérénée lors des discussions que nous eues ensuite pendant le « pot » offert par la maison d’arrêt.


Bon, je vais cesser de faire écrire les autres et reprendre mon stylo, j’en ai eu un très beau pour mon anniversaire :-). Le genre d’intrument d’écriture que petite l’on rêve d’avoir, plus tard, lorsqu’on sera grande pour peu qu’on arrive à devenir “romancière pour de vrai” .

10 septembre 2011

Céret Noir ... Faust revisité en 2011... Décidément je ne respecte rien :-)

11 Septembre (!) , c'est aussi le salon du livre à Céret. J'y serai, sur le stand des éditions Mare Nostrum. 

J'ai réçu récemment ce message via mon compte face book : Alors que je cherchais à résumer votre livre auprès d'une amie, il m'est venu à l'esprit qu'à partir du diable et de cette horrible malédiction qui mène à la richesse, il y avait du Faust dans Céret Noir.

Je remercie ce monsieur qui d'un coup vient de me permettre de résumer d'une phrase cette histoire :-) et puisqu 'il m'en a donné l'autorisation, je vais tenter ce dimanche de lâcher "Faust révisité à la sauce 2011" lorsque je verrai les gens terminer de prendre connaissance de la quatrième de couv et hésiter sur le bien fondé de claquer 10 euros sur mon titre :-)

25 mars 2019

Il suffisait de demander.

Je me regarde une fois par jour : le matin, au moment de me maquiller, oui je me farde, peu, juste les yeux, mais je ne m'imagine pas sortir sans cet artifice. Ce n’est pas pour essayer d’être plus jolie (il y a longtemps que j’ai appris à me contenter de ma tête) mais pour avoir l’air « réveillée ». J’ai les paupières supérieures assez charnues et tombantes, avec le temps j’ai l’air de plus en plus endormie. Si je ne relève pas mes cils à grands renfort de mascara on me dit : « t’as l’air crevée ! t’es malade ? ». Bon, alors j’ai pris l’habitude, je me maquille le regard pour tenter d'avoir l'air vif et intéressé par les agissements de mes contemporains. C’est une sorte de rituel.  

Depuis quelques temps lors de l’examen final devant le miroir— c’est-à-dire après avoir essayé de me coiffer — je focalise sur ma bouche. Je suis une ancienne grande fumeuse et depuis quelques années une vapoteuse. La lèvre supérieure a morflé de toutes ces aspirations. Là, le maquillage ne suffirait pas, je n’ai pratiquement jamais mis de rouge à lèvres, j’aime pas, c’est comme ça. Bon, que faire ? Les produits de comblements ? J’hésite, ce ne sont pas les piqures qui m’effraient, j’ai une bonne résistance à la douleur. Je tergiverse parce que je trouve  dérisoire de lutter contre le temps et surtout je crains de ne plus me ressembler. Mais ces ridules m’agacent.

Je voulais redonner du peps à ma bouche par simple magie ? (la repulper comme ils disent) J’ai été exaucée !

Samedi dernier, à l’abri dans ma combinaison intégrale je suis allée voir si mes colonies d'abeilles fomentaient des essaimages, le printemps a été un peu en avance, elles aussi. Je regardais donc, cadre après cadre pour contrôler la ponte.  Tellement concentrée par l'examen, j’ai tendu le cou au point que mon visage a touché le voile protecteur. Et paf ! Une piqure d’abeille juste sur le bout du nez.  Si vous vous êtes déjà pris un bourre-pif c’est exactement la même douleur. J’en avais les yeux qui pleuraient, et impossible de retirer le dard avec ma combinaison et les gants épais comme des maniques. Il me restait deux ruches à visiter, j’ai continué bravement, je vous passe les détails de mon nez qui coulait au point d’engluer de morve la scélérate agonisante qui m’avait piqué en laissant la moitié de son abdomen coincé dans les mailles du voile. Le venin a suivi l’attraction terrestre et a migré sous mon nez jusqu’aux gencives tout en investissant les capillaires de ma lèvre supérieure que je sentais, elle, se dilater au point que j’avais la sensation qu’elle se retroussait. Mes gencives brulaient et pulsaient, je me suis demandé si mes incisives n’allaient pas tomber tels des grains de maïs que l’on fait sauter d’un coup de pouce de l’épi.

Je me suis enfin éloignée (les gaillardes elles avaient effectivement bâti des cellules de royales, il va falloir que j'intervienne) et lorsque j’ai ôté la tenue de protection et les gants j’ai pu retirer le dard toujours fiché dans mon nez. Elle ne m’a pas loupée la garce, j’ai même saigné. Le point d’impact a bleui.

Ben voilà à quoi je ressemblerais si je me faisais outrageusement regonfler la lèvre, à une espèce de canard, et je confirme, c'est moche et ridicule !

Mais ça, c’était hier, ça désenfle petit à petit, mon philitrum a repris sa place, ce soir j’ai la lèvre supérieure joliment lisse et exempte de ridules ! J’ai donc été exaucée. Je devrais me tirer le portrait pour pouvoir garder une trace, une preuve attestant que le 25 mars 2019 j’avais encore la lèvre supérieure lisse et rebondie sans aucune chirurgie.

Hélas ! C'est éphémère, le processus s’inverse, demain, voire après demain la dépression des tissus sera revenue et  je pesterai à nouveau contre les ravages du temps.

J’ai émis d’autres souhaits, qui eux ne relèvent pas de l’esthétique, j’espère, qu’ils vont se réaliser aussi rapidement mais que ce sera moins douloureux et surtout, plus perenne.

3 février 2015

A force de ne rien dire il va falloir que j'écrive...

Je m'exprime peu au quotidien. Argumenter m'ennuie, ces derniers temps j'ai écouté les avis des uns et des autres, j'ai souvent eu envie de rétorquer. A quoi bon...

Mais tout de même, du coup, à force de référéner, je vais sans doute avoir besoin de me réfugier dans une histoire qui deviendra peut-être un roman et avec un peu de chance : un livre. Mes personnages diront crument ce que j'ai préféré taire et puis, ce sera de la fiction, du « pas pour de vrai ».

On a souvent souligné la violence des situations que je dépeins, certains y ont même vu une certaine complaisance à me vautrer dans la cruauté. Je jette un œil chaque jour sur Google actualités... Ben mes histoires à côté du monde réel, c'est de la petite bière !

 

 

30 octobre 2014

Première sélection du prix J'ean Carrière 2014... En queue de peloton : mais j'y suis :-) je peux rêver jusqu'au 15 novembre.

COMMUNIQUE DE PRESSE 
30 octobre 2014
PRIX JEAN-CARRIERE 2014
Première sélection 
Douze titres ont été sélectionnés pour le Prix Jean-Carrière 2014 :
La Splendeur, de Régine Détambel (Actes Sud)
Le dernier été d’un jeune homme, de Salim Bachi (Flammarion)
Les Convalescentes, de Michèle Gazier (Seuil)
Haute-époque, de Jean-Yves Lacroix (Albin Michel)
Place de l’oie, de Jean-Jacques Salgon (Verdier)
Journal d’un écrivain en pyjama, de Dany Laferrière (Grasset)
Fixer le ciel au mur, de Tieri Briet (Au Rouergue)
Le liseur du 6h 27, de Jean-Paul Didierlaurent (Au Diable Vauvert)
Une jeunesse italienne, de Jean-Pierre Cabanes (Anthema)
Ecrire pour quelqu’un, de Jean-Michel Delacomptée (Gallimard)
La boite aux lettres du cimetière, de Serge Pey (Zulma)
Personne ne parlera de nous quand nous serons morts, de Gil Graff (Utima necat) 
La deuxième sélection vous sera communiquée le 15 novembre prochain.
Bien cordialement

25 mars 2014

Puisque que les gens meurent…

 

Dernièrement les petites lumières ont brillé au-dessus des réfrigérateurs (ceux qui connaissent Rémo Valdi, comprendront).

J’espère qu’ils ont trouvé un truc sympa après la vie. Je me demande à quoi leur aura servi d’aimer lire, d’aimer les gens, d’aimer la vie.

Bonne route Sylvio…

Michel, toi, tu es certainement déjà loin…

A+ les gars.

29 août 2013

polars en Catalogne fRANCE 3 le 30 Aout à 23h20.... et Une nouvelle inédite dans télé poche.

Parfois, on fait les choses parce qu'on nous le demande sans réfléchir aux conséquences, lorsque Jean Pierre Vedel qui avait réalisé le reportage dont il est question dans ce lien :  http://www.france3.fr/emission/territoire-polars/diffusion-du-30-08-2013-23h20?fb_action_ids=10200841447894708&fb_action_types=og.likes&fb_source=aggregation&fb_aggregation_id=288381481237582  m'a demandé si j'avais une nouvelle sous l.e coude j'ai commencé par dire "non", ensute je me suis creusé la tête et j'ai bidouillé un texte pour qu'il soit conforme à la demande. J'ai fait parvenir "l'éveil"... Un texte très personnel.

Télé poche.... Un magasine qui m'apparait comme un peu désuet mais populaire. J'y figure donc et ma nouvelle aussi. Est-ce un aboutissement ou un début ?

:-) Merci Jean Pierre Vedel de m'offrir un tel support je n'aurai jamais été diffusée autant que dans ce simple journal télé.

 

20 août 2011

festival un livre à la mer à Collioure

Le 27 et 28 aout, week end à Collioure !

Une agréable façon de cloturer l'été.

Je serai sur le stand des éditions Mare Nostrum et je me réjouis déjà de papoter avec quelques uns de mes lecteurs qui m'ont donné rendez- vous via ma page face book.  C'est ce que j'aime le plus dans ce genre de manifestation, pouvoir discuter de mes histoires en live. Je me fais parfois "gronder" pour certains passages, mais cela reste toujours sympathique et au final, je suis "pardonnée".

2 janvier 2016

Même trouver un titre pour mon article je trouve ça compliqué :-) ou alors : batterie en charge ?

 

Ecrire ? Pour l’instant je fabrique du savon, du shampooing et je plante des graines sous châssis, je me fabrique des mini serres, je bricole des trucs. Lorsqu’il fait beau, je coupe des branches avec l’élagueuse que j’ai eue à Noel. 

J’ai donc démissionnée de la fonction publique… Pour avoir du temps, pour que celui qui reste soit à moi, pour ne pas mourir tout de suite, parce que lorsque je dis « Dans vingt ans » je flippe… J’ai du mal à m’imaginer en vieille dame.

Quand j’étais gosse et qu’on me demandait ce que je voulais faire plus tard je songeais : écrire des histoires, habiter une petit maison au bout d’un chemin et au bord d’un lac et puis je conduirai  un pickup  pour pouvoir emmener mon gros chien. 

C’était comme ça que je voyais ma vie, mais c’était beaucoup trop long à expliquer à l’adulte qui m’interrogeait en se fichant la plupart du temps de ce que j’allais répondre. Alors je disais : faire pousser des fleurs ou bien je haussais les épaules comme une pauvre môme qui ne sait pas. Mais je savais ce que je voulais.

J’ai la petite maison (il va falloir encore du temps et des travaux) au bout du chemin, je n’ai pas de lac mais une rivière, j’ai repéré un pickup, j’hésite encore sur la race du gros toutou. 

Bodel ! J’y suis presque.

Sauf que : j’ai écrit, mais, je n’écris plus. Parfois pendant que j’élague ou lorsque je touille une mixture mes pensées démarrent une histoire, je me dis «  ça y est ! Ça revient ». Et puis, j’arrive devant mon ordi, c’est la pagaille sur mon bureau, je suis pétrifiée à l’idée de ranger. Je glande… Le lendemain j’ai oublié l’embryon d’histoire. Les thèmes qui m’étaient chers autrefois : les faibles face à l’adversité ne me remuent plus l’imagination, je m’en fiche, tant pis pour eux.

 Je lis beaucoup surtout la nuit, alors évidemment le lendemain je suis claquée et je me traine. J’écoute les ceusses  qui claironnent leurs manuscrits sur le feu, leurs éditeurs impatients, leurs succès. Moi ? Ben je sais faire du savon et j’entends bientôt me pencher sur l’apiculture… Je n’ai aucun éditeur engoué par les manuscrits qui sommeillent dans mes tiroirs.  J’ai compris qu’il fallait faire partie d’un cénacle qu’il fallait courir les salons littéraires, jouer des coudes, se pousser du col… que des  trucs qui m’ennuient (pour être polie).

2015 a été une drôle d’année, je ne fais pas allusion aux actualités, là, égoïstement  je cause juste de moi : pas de mariage mais trois enterrements. Ma démission différée depuis trois ans  je vous évite les atermoiements de ma hiérarchie et les négociations qui ont trainé tout ce temps) enfin réalisée. Bref : il s’est passé des choses… Je me dis que mon inspiration est en berne pour mieux revenir, je recharge les piles, ou pas.

Allons, je vous souhaite une bonne année 2016 parce que j’espère toujours le meilleur pour mon prochain.

 

4 juin 2015

Se broyer "la houppe", j'avoue c'est très douloureux, mais j'ai appris ce qu'était la houppe en dehors d'une méche de cheveux.

Pourtant tout avait bien commencé...  tout est prêt, les sacs de chaux de sable et de ciment sont là, bien décolletés, et d’un coup avant de me lancer à remplir la bétonnière je me dis que le linteau de béton posé contre le mur va me gêner car je suis optimiste et je suis certaine que je vais rejointer plus de deux mètres carrés de mur en cette belle après midi. Cela pèse lourd un linteau, alors je le fais pivoter  afin de le pousser.  Je pensais être concentrée et pourtant... Lorsque j’ai lâché le linteau, mon index de la main gauche  est   nonchalamment  resté entre le mur de pierre et la lourde plaque de béton hérissée de ferraille. J’avais des gants de travail mais la douleur a explosé dans mon doigts, j’ai senti l’ongle craquer  (ce n’était pas que l’ongle) et la douleur s’est répandue jusqu’à mon foie, mon bide, mes entrailles.  J’en ai eu le souffle coupé et pourtant je m’entends encore jurer  «  mais quel con ! ».

J’ai inspiré et expiré profondément en me disant que mon doigt protégé par mon gant allait avoir l’ongle tout bleu et que ce ne serait pas beau et que cela ferait mal les prochains jours.

Je ne comprenais pas que la douleur ne passe pas plus vite et je commençais à avoir des petits papillons devant les yeux et comme une distanciation des bruits environnants, pour me distraire j’ai entrepris de peaufiner (de la main droite) le nettoyage des joints entre les moellons. Bientôt j’ai senti une humidité inquiétante à l’intérieur du gant : je berçais doucement ma main gauche . Je me suis décidé à ignorer l’effrayante pulsation qui me donnait l’impression que le bout de mon doigt vivait sa propre vie.  J’ai tiré doucement ma protection de cuir afin de constater  les dégâts, pour ce faire j’ai levé la main et le sang libéré de sa gangue a ruisselé sur mon poignet.

 Je suis restée toute bête devant le spectacle de mon doigt proprement écrabouillé, j’étais pantoise à la vue de cette déchirure franche de la pulpe et je n’arrivais pas à réaliser ce qu’étaient ses petits machin blancs que je distinguais au milieu de la chair écrasée. Des miettes d’os…  J’ai donc appris un nouveau mot, la dernière phalange du doigt se nomme « la houppe ».

Fracture ouverte, trois points de suture… Je me dis que peu de gens ont un aperçu de ce que sera plus tard les petits os blancs de leurs doigts à l’état de squelette. Moi, j’ai vu. Dès que je ferme les yeux je revois ces fragiles esquilles et je me fais peur en me disant que dans un réflexe enfantin j’aurai pu sucer mes propres os.

J"aime  mettre bien ce genre de détail dans mes romans.... Mais là, c'est la vraie vie, la mienne.

 

13 novembre 2014

retoquée pour le prix Jean Carrière, mais bon, je m'y attendais un peu :-)

COMMUNIQUE DE PRESSE

Prix Jean-Carrière 2014

Deuxième sélection

Le jury, réuni ce jour à Nîmes, a retenu cinq titres pour la deuxième sélection du Prix Jean-Carrière 2014 :

Ecrire pour quelqu’un, de Jean-Michel Delacomptée (Gallimard)

Fixer le ciel au mur, de Tieri Briet (Au Rouergue)

La boite aux lettres du cimetière, de Serge Pey (Zulma)

Le liseur du 6h 27, de Jean-Paul Didierlaurent (Au Diable Vauvert)

Une jeunesse italienne, de Jean-Pierre Cabanes (Anthema/Auberon)

17 mai 2012

C'est mieux en "vrai" (je répugne à dire en "live" :-)

Voilà, c'est moins tard qu'à la télé et plus interactif : on peut causer avec les gens :)

Suivre le lien et habiter Montpellier...

Là on dédicace et on papote

http://www.comediedulivre.montpellier.fr/Litterature-generale/Auteurs-invites/481_Graff.html

là, on écoute les textes écrits par les détenues de lamaison d'arrêt de Perpignan et ensuite l'on parle des ateliers d'écriture en milieu carcéral:

02 juin , 9h30 : Animations Littérature générale

Intérieur/extérieur : l'écriture en milieu carcéral

http://www.comediedulivre.montpellier.fr/Litterature-generale/Animations-Litterature-generale/281_Interieur-exterieur---l--ecriture-en-milieu-carceral.html

 

13 mars 2013

j'avais émis des réticences, j'avais dis non, mais finalement : oui, je vais intervenir au centre de détention avec les hommes.

oui, c'est vrai, j'avais émis des réserves, les hommes ? Bof, non.... Et puis pour ma dernière année d'atelier d'écrirure à la prison de Perpignan le hasard fait que je me retrouve à intervenir auprès des hommes. Bon, ok, je vais le faire... C'est pas que je lâche la maison d'arrêt des femmes ( mince ! je commençais a y avoir mes petites habitudes ) mais les aléas du calendrier font que cette année ce sera les hommes.

Le thème imposé par la région : les transports au sens large du thème... Bon, on va faire avec :-)

 

 

26 décembre 2011

Voici la fin d'une année mouvementée...

sur le plan perso 2010 avait été assez difficile, 2011 a été semble-t-il une année de transition. Voyons ce que me réserve 2012... Niveau publication Céret Noir a cartonné et même relancé mon irrévérencieux Catalan Psycho. Chronodrome et Concerto pour l'abattoir seront réédités cette année. Scénario, docu, de nouveaux projets se profilent. En plus de l'atelier d'écrirure à la MAF (Maison d'arrêt des femmes de Perpignan, un autre atelier s'élabore avec l'HP de Thuir. Ce que je me souhaite pour cette année ? me remettre à écrire comme au temps de Cylibris (ceux qui me connaissent comprendront) à ceux qui passeront sur ce blog, je leur souhaite, tout simplement d'être heureux :-)

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